Qu’est-ce que le diastasis abdominal ?

La période post-partum est une période importante dans la vie d’une femme, c’est pourquoi j’ai choisi de me spécialiser dans cette prise en charge. Au cours de ma pratique, j’ai pu remarquer que la majorité des patientes que je reçois présentent un diastasis des grands droits de l’abdomen sans même le savoir. Je les reçois en moyenne 3 à 6 mois post-partum. Parmi elles, environ 60% ont un diastasis abdominal, mais peu se plaignent de douleurs lombaires.

Cependant, quand elles consultent pour des douleurs de dos, plusieurs années après l’accouchement, je remarque que la majorité présentent un diastasis abdominal. Au troisième trimestre de grossesse, 66% à 100% des femmes présentent un diastasis [2], 53% des primipares présentent encore un diastasis au troisième jour post-partum. Celui-ci persiste entre 5 à 7 semaines après l’accouchement dans 36% à 52% des cas. A 6 mois de post-partum, la prévalence du diastasis est de 39% [8]. En revanche, après 8 semaines de postpartum, le diastasis n’évolue plus de manière spontanée. [5][7] Les muscles ne retrouvent pas leur position initiale, les femmes gardent alors un diastasis des années après, parfois sans même en avoir conscience.[2] Or, j’ai pu constater que suite au rendez-vous de contrôle chez le gynécologue 6 semaines après l’accouchement, ces derniers ne testent que très rarement la présence du diastasis abdominal et les prescriptions sont ciblées principalement sur le périnée.

L’objectif chez ces patientes est de diminuer la distance inter- recti. Pour cela le physiothérapeute dispose de plusieurs moyens de traitements : exercices abdominaux [4], technique de Noble [11][10], técarthérapie et la pose de tapping. Mais à ce jour, il n’existe pas de protocole défini [7][2][4][9], et dans les cas sévères, le diastasis abdominal peut conduire à une gêne fonctionnelle, une mauvaise posture, une hernie ombilicale, et même une gêne esthétique [4]. La faiblesse abdominale engendrée par le diastasis peut entraîner des dysfonctions du plancher pelvien et même des chutes d’organes (prolapsus) [11]. En cas d’échec de traitement, le seul recours est l’intervention chirurgicale. [7] Je me suis alors demandée comment le physiothérapeute pouvait réduire ce diastasis abdominal.

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